Accueil Balades NatureA la rencontre des oiseaux migrateurs, la plaine de Macherin
Milieux ouverts et plantations de pins sont des milieux artificiels en forêt, souvent décriés, ils accroissent de façon exceptionnelle la biodiversité. Les oiseaux migrateurs en particulier, viennent y faire une pause lors de leurs migrations.
Le faucon Kobez : Ce petit rapace a été observé pour la première fois en forêt de Fontainebleau en mai 1988. Le faucon kobez passe l’hiver en Afrique, et niche dans les pays de l’Est et dans le nord de la Grèce. On peut l’observer en France, lors du passage migratoire. L’observation d’un couple durant tout l’été 1992 chassant essentiellement dans la plaine de Macherin, nous a laissé supposer la reproduction du faucon kobez à Fontainebleau. L’engoulevent : Migrateur et nocturne, l’engoulevent niche au sol dans des endroits dégagés ; la journée, il se pose au sol, ou sur une branche morte où son plumage couleur bois lui permet de passer inaperçu. Dès son retour de ses quartiers d’hiver en Afrique, on peut entendre dès la tombée de la nuit, son chant caractéristique. L’engoulevent se nourrit uniquement d’insectes qu’il capture la nuit, en vol. La noctule commune : Cette grande espèce sylvestre est assez commune en forêt de Fontainebleau ; elle a le dos de couleur brun-roux, et le ventre plus clair, ses oreilles sont arrondies, ses ailes longues et étroites. La Noctule commune est la chauve-souris qui sort le plus tôt dans la soirée, prenant le relais des hirondelles, et volant parfois même avec elles. Elle chasse au dessus de la canopée, d’un vol rapide, entrecoupé d’impressionnants piqués, qui lui permettent de capturer les gros insectes dont elle se nourrit : hannetons, papillons, etc. Elle habite été comme hiver dans les arbres creux. Un peu d’histoire : Le nom de Franchard est souvent utilisé, ce nom provient de l’ermitage de Franchard (qui subsiste) créé vers 1150 ; le nom de Franchard provient de Francs (forêt des Francs). La route Marie-Thérèse provient de l’épouse de Louis XIV, Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683), Accès : Au départ de Fontainebleau, prendre la route départementale 409, passez un carrefour forestier, et lorsque la route fourche, s’arrêter sur la droite (direction Macherin) au carrefour des Buttes de Franchard. Point de départ : Le carrefour des Buttes de Franchard où il est facile de se garer. Durée et distance : 5 km sur terrain plat et sec. L’été, il fait très chaud dans les plaines et le sable, profond, rend la marche plus difficile. Comptez 2 à 3 heures de marche, ou une bonne demi-journée pour avoir le temps d’admirer la faune. Meilleure période : Le printemps ou l’automne pour les oiseaux migrateurs.L’été pour les reptiles et les insectes. Que faire après la balade : Visitez le village des peintre : Barbizon. Les familiers du lieu : - Cerfs, sangliers, chevreuils, écureuils, fouine, belette, martre - Engoulevent, merle à plastron, traquet pâtre, pie-grièche grise, bécasse, hibou moyen-duc, bec-croisé des sapins, etc. - Couleuvre d’Esculape, lézard vert - Noctule commune Itinéraire : Au carrefour des buttes de Franchard, prendre le chemin du même nom, jusqu’au carrefour du Fournea David, où vous prendrez la route tournante des ventes Alexandre. Le chemin traverse des futaies de pins : les lézards verts se chauffent au soleil, alors que les lézards des souches préfèrent les endroits plus frais sous les fougères ou au bord des chemins herbeux. A quelques mètres de distance, les deux espèces cohabitent car les milieux ne sont pas identiques.
Le bec-croisé des sapins s’observe régulièrement dans ce type de milieu ; il se nourrit des cônes d’épicéas qu’il décortique à l’aide de son bec si particulier. Le hibou moyen-duc niche dans les résineux, il se nourrit de petits rongeurs qu’il traque dès la nuit tombée. Ce rapace nocturne est commun en lisière de forêt et dans les boqueteaux, mais certains individus nichent au cœur de la forêt. En hiver, cette espèce peut former des dortoirs composés de plusieurs dizaines d’individus. Au troisième carrefour, prenez sur votre gauche la route des Mathurins, jusqu’à un carrefour où vous prendrez de nouveau à gauche la route Geoffroy jusqu’au premier carrefour où vous prendrez à droite la route Marie-Thérèse. Vous arrivez dans des milieux ouverts où poussent des pins. Ce type de milieu, rare en forêt abrite de nombreuses espèces d’oiseaux qui vivent dans des milieux ouverts ; certaines sont présentes toute l’année, d’autres ne s’y arrêtent que quelques jours, lors de leurs migrations. Le merle à plastron s’observe dans ces plaines au printemps et en automne, pour faire une halte lors de ses migrations Son plastron blanc permet de le distinguer aisément du merle noir, présent lui, toute l’année. D’autres espèces, tels les traquets motteux, les traquets tarier font aussi une halte migratoire régulière à la Plaine de Macherin.
Plus rare, mais de plus en plus régulier, le rare Faucon kobez est noté aussi en migration, mais ses haltes sont de plus en plus longues, et la présence récente d’un couple ayant passé tout l’été sur ce site laisse à penser qu’il pourrait devenir un nicheur potentiel. Vous observerez peut-être ce petit rapace attraper de gros insectes en vol. L’engoulevent visite notre forêt à la belle saison ; nocturne, il émet un chant monotone rappelant le bruit d’un petit moteur. Il niche au sol et se nourrit d’insectes. Son plumage imite le bois mort, ce qui rend son observation difficile. Au printemps, dans les zones les plus ouvertes on peut voir passer les bécasses des bois à la croule ; c’est à dire que les mâles volent en émettant de petits cris à la recherche de femelles. Engoulevent et bécasses volent parfois ensemble le soir. Sur les rochers ou sur les troncs d’arbre couchés, la couleuvre d’esculape se chauffe aux rayons du soleil ; ce serpent peut grimper dans des arbustes , il n’est pas venimeux et il tue ses proies –petits rongeurs, lézards- par constriction, c’est à dire en s’enroulant autour d’eaux et en les étouffant. Reconnaissable à son dos vert et à son ventre jaune, c’est le plus long serpent de la forêt, il peut atteindre 2 mètres de longueur. Prenez la route sur votre gauche et retournez en forêt par le prochain chemin, la route du Cul de Chaudron, puis reprenez la route Geoffroy jusqu’au carrefour du Fourneau David et retournez au parking par la route prise à l’aller. Si vous faites cette balade à la tombée de la nuit, vous pourrez voir une grande espèce de chauve-souris voler très haut dans le ciel la nuit à peine tombée, il s’agit de la noctule commune. Elle chasse tout l’été et même en automne dans les milieux ouverts car il s’agit d’une espèce peu frileuse. Des individus migrent en hiver, d’autres passent la mauvaise saison dans un trou d’arbre. On a trouvé à Fontainebleau des noctules communes baguées en Hollande. Plus petite, la pipistrelle de nathusius chasse en sous-bois, cette espèce n’est présente en forêt qu’à partir de la fin de l’été. Elle passe l’hiver en forêt (dans les trous d’arbres ou dans les tas de bois) et retourne dans ses quartiers d’été (Europe de l’Est) dès le printemps. La chouette hulotte est le rapace nocturne le plus abondant dans toute la région, et particulièrement en forêt de Fontainebleau, où les données (auditives ou visuelles) sont extrêmement nombreuses, et réparties dans toute la forêt. Elle n’hésite pas à venir chasser dans les villes autour de la forêt. En analysant les pelotes de réjection trouvées en forêt de Fontainebleau, les spécialistes ont pu constater que la chouette hulotte se nourrit essentiellement de mulots et de campagnols des champs, mais aussi de campagnols roussâtres, de campagnols agrestes, de musaraignes carrelets et musettes, et plus rarement de taupes, d’oiseaux et d’insectes.