Accueil ArticlesCritères d’identifications : Le cerf est facile à identifier, bien que certaines personnes le confondent avec le chevreuil, mais alors que ce dernier a la taille d’un gros chien, le cerf est beaucoup plus grand. Le mâle porte des bois qui tombent en février-mars pour repousser immédiatement. A cette époque, on peut le confondre avec une biche, cependant, sa taille est toujours plus grande, son cou plus massif et son front plus large. Statut en forêt de Fontainebleau : La population est estimée à 600-800 animaux. Des comptages sont effectués tous les 3 ans pour suivre l’évolution de la population. Ces comptages sont effectués à l’initiative de l’Office Nationale des Forêts de Fontainebleau au mois de mars, et il est possible d’y participer. La technique retenue est la méthode dite « approches et affûts combinés ». Des observateurs sont placés en des endroits stratégiques et notent tout ce qu’ils observent, pendant que d’autres sillonnent la forêt afin que les animaux se déplacent. Les cerfs mâles sont chassés à courre ou à tir, les femelles uniquement à tir. Des plans de chasse sont élaborés en fonction des résultats des comptages. Milieux où on le trouve : Selon les saisons, les cerfs se trouvent à différents endroits de la forêt : - Au printemps, les bois des mâles repoussent, ils sont alors bien cachés, car la hiérarchie au sein des hardes change, ils recherchent les premières pousses et commencent à se rapprocher des champs, pour se nourrir dans les cultures. Les cerfs et les biches vivent alors en harde séparés. - En été, les mâles sont bien souvent en périphérie de la forêt, car les lisières ou boqueteaux périphériques sont plus calmes, il y a moins de promeneurs et la proximité des champs leur fournit de la nourriture en abondance, ils sont encore en harde. Les femelles se déhardent pour mettre bas leurs petits. - En automne, les mâles rejoignent les biches (qui sont de nouveau en harde) en forêt, et ne se tolèrent plus entre eux pour la reproduction. Il y a parfois de combats. Les jeunes cerfs restent en harde et tournent autour des places de brame. - En hivers, les deux sexes vivent ensemble en forêt dans les massifs fourrés pour se protéger du froid, ils recherchent les ronces et le lierre pour se nourrir. J e délimite son territoire Le cerf possède un grand espace vital, aussi il faut reporter sur une carte tous les indices que l’on peut récolter. Etant donné que les 2 sexes n’utilisent pas toujours le même territoire en même temps, il est utile d’utiliser 2 couleurs différentes. Il faut prendre 4 cartes (une pour chaque saison). Les indices comportementaux (frayoirs par exemple) peuvent être notés toute l’année, car même si on les trouve en été, on sait qu’ils indiquent une place de brame, donc c’est indice à classer dans la carte automne. La découverte des frayoirs permet de délimiter les places de brame. Trouver du lierre ou du houx taillé à hauteur de cerf permet de connaître des sites où ils se nourrissent en fin d’hiver. La découverte des bois de cerfs permet de connaître les sites où ils se cachent en hiver. En longeant les lisières de forêt avec les champs, il faut rechercher les empreintes qui permettent de connaître la fréquentation de ce milieu par les animaux. En remontant ces traces, on arrive aux coulées d’accès, là où il est possible d’affûter les animaux. Je l’observe (techniques, saisons) Les efforts sont souvent concentrés sur l’observation de cerfs mâles, car il est beaucoup plus spectaculaire avec ses bois ! Mais si l’observation des faons à leur naissance est à proscrire, dès que ceux-ci se déplacent et accompagnent leur mère, les observations sont très sympathiques. L’hiver, les grandes hardes de biches sont plus faciles à voir à cause de leur nombre, et il y a souvent la surprise d’observer un ou plusieurs cerfs. Attention, les mâles sont toujours les derniers, et s’ils estiment que les biches ont remarqués un danger, ils ne se montrent pas ! En été, les cerfs mâles sortent dans les champs, et on peut les observer à la tombée de la nuit ou au lever du jour, mais dans les endroits fréquemment dérangés, il ne sortent qu’à la nuit noire et rentrent bien avant le lever du jour. Dans les champs, les nuits de pleine lune, avec des jumelles lumineuses, on peut faire de belles observations. Si le temps est couvert, ou les autres nuits, il faut utiliser des jumelles à infrarouge. Le brame est la meilleure saison pour observer les cerfs car ils perdent toute prudence ; de plus, les gros cerfs ne se montrent qu’à cette période de l’année. Cependant, le dérangement à cette époque est très important et il faut privilégier l’affût qui ne perturbe pas les animaux. En toute saison, l’affût au lever du jour ou au crépuscule à un carrefour forestier permet d’observer les animaux en déplacements ; plus le nombre de chemins se croisant au carrefour est important, plus les chances d’observations sont nombreuses. Je l’étudie (techniques, méthodes) Le cerf mâle possède un avantage pour celui qui veut l’étudier : on peut l’identifier une partie de l’année à l’aide de ses bois. Pour cela, photographier ou dessiner les bois des mâles que vous observez, cela permet de les suivre et de noter leurs déplacements. D’une année sur l’autre, les bois évoluent, mais on peut souvent reconnaître le même animal. On peut ainsi étudier l’utilisation des milieux par le cerf au cours de l’année. Dans la même optique la recherche des bois en février-mars permet de suivre les animaux. Etant de grande tailles, les biches s’observent facilement, en été, en comptant le nombre de jeunes de l’année, il est possible de connaître le taux de reproduction. Pendant le brame on peut compter le nombre d’animaux bramant (faire un comptage par semaine, et utiliser le chiffre le plus important) et comparer, année après année, l’évolution de la population.
Le cerf en foret de fontainebleau